L’aéroport de Stuttgart (EDDS) fait partie de ces aéroports qui font discrètement partie de votre rotation régulière si vous voyagez en Europe. Avec sa mixité de trafic court et moyen courrier, son aménagement compact et son activité constante, il offre un bon équilibre entre simplicité opérationnelle et réalisme. Plutôt que de se démarquer immédiatement, c’est le genre d’aéroport qui révèle sa valeur grâce à une utilisation répétée, en particulier lorsqu’il fonctionne dans des conditions réalistes avec des avions complexes et des services au sol complets.
Dans cette revue, nous examinerons de plus près l’aéroport de Stuttgart (EDDS) d’Aerosoft pour Microsoft Flight Simulator 2024, en se concentrant sur sa qualité visuelle, sa précision opérationnelle, ses performances et sa convivialité globale lors des opérations régulières.

Configuration requise pour l’installation et le système
L’installation est gérée via Aérosoft One, nécessitant une connexion Internet et un compte Aerosoft. Le processus a été simple et s’est déroulé sans problème. La scène s’est correctement intégrée au simulateur et était prête à être utilisée immédiatement sans configuration supplémentaire.
Selon le développeur, la scène nécessite Microsoft Flight Simulator 2024 et fonctionne sous Windows 10 ou 11. Les spécifications minimales recommandées incluent un processeur Intel i5-9400 ou AMD Ryzen 5 3600, ainsi qu’une carte graphique équivalente à une NVIDIA GTX 3060 ou AMD Radeon RX 6600. Un minimum de 8 Go de VRAM est requis, plus recommandé pour des performances optimales, et au moins 16 Go de RAM système. La scène nécessite environ 3,3 Go d’espace disque disponible.


Configuration et arrière-plan
Tous les tests ont été effectués à l’aide d’un système haut de gamme : Intel Core i7-14700K, RTX 4080 Super (16 Go de VRAM), 64 Go de RAM, fonctionnant à une résolution de 2 560 × 1 440. Les vols ont été effectués à l’aide du Fenix A320 avec des textures 4K, aux côtés du GSX pour la manutention au sol. Le simulateur est installé sur un SSD M.2, ce qui contribue à des temps de chargement rapides et à une fluidité globale.
Parallèlement à l’utilisation régulière de simulations de vol, je suis impliqué dans la simulation de vol depuis 2012 sur plusieurs plates-formes, notamment FS2004, FSX, Prepar3D, X-Plane et plus récemment Microsoft Flight Simulator 2020 et 2024. Mon expérience couvre à la fois le vol hors ligne et les opérations en ligne sur des réseaux tels que IVAO et TVASIM, où la précision des procédures et le réalisme jouent un rôle important.
Il est important de noter que ce produit a été fourni par Aerosoft à des fins d’évaluation et qu’il ne s’agit pas d’un produit précédemment testé en version bêta par l’auteur.
Contexte de l’aéroport
L’aéroport de Stuttgart fonctionne avec une seule piste, 07/25, gérant à la fois les arrivées et les départs. L’aéroport est structuré autour des terminaux 1 à 4, reliés en un seul complexe terminal continu. Le trafic est principalement européen, avec des compagnies aériennes comme Eurowings et Lufthansa opérant régulièrement. En plus du trafic de passagers, l’aéroport comprend une zone de fret du côté sud, ainsi que des zones d’aviation générale et des zones opérationnelles supplémentaires qui ajoutent de la variété aux opérations.


Aperçu général
Du point de vue de l’aménagement, l’aéroport semble cohérent et facile à exploiter. Les voies de circulation, les stands et l’emplacement des terminaux suivent une structure logique, et se déplacer dans l’aéroport semble naturel. Basé sur des opérations répétées et une familiarité avec des aéroports européens similaires, l’aménagement général correspond bien aux attentes. Lors des tests, je n’ai rencontré aucune anomalie de terrain, aucun objet égaré ou incohérence d’élévation, ce qui permet de maintenir un environnement stable et crédible dans le temps.
Les marquages de signalisation et de voie de circulation semblent cohérents avec les configurations typiques des aéroports du monde réel, bien que sans référence croisée directe avec le monde réel.



Expérience terminale et intérieure
La modélisation intérieure est l’un des aspects les plus forts de ce décor. Les terminaux semblent actifs, avec des passagers animés, des zones de sièges et un mouvement continu partout. L’un des détails les plus remarquables est la présence de panneaux d’information dynamiques, qui se mettent à jour en temps réel avec les départs, les arrivées et les destinations, sur la base des données réelles de l’aéroport et des flux de trafic typiques observés dans le simulateur.
Les escaliers mécaniques, l’éclairage et l’aménagement intérieur général sont bien mis en œuvre, contribuant à un environnement vivant plutôt que statique. Après de multiples utilisations, c’est l’un des domaines qui se démarque systématiquement lors des opérations normales.





Opérations sur l’aire de trafic et manutention au sol
L’aménagement de l’aire de trafic est clair et fonctionnel, avec un marquage des stands et un guidage des taxis bien définis. Lors des tests, la plupart des opérations ont été effectuées depuis le stand 13, près du terminal 1. Les services d’assistance au sol avec GSX se sont déroulés sans problème, sans problèmes notables lors de l’embarquement, du refoulement ou du retournement.
Le positionnement et les mouvements des véhicules sont restés cohérents, permettant aux opérations de se dérouler naturellement. Ceci est particulièrement important lors d’une utilisation répétée, où de petites incohérences ont tendance à devenir plus visibles avec le temps, mais aucun problème de ce type n’a été observé ici.
Aucun profil GSX dédié n’est inclus avec la scène, mais la fonctionnalité GSX par défaut fonctionne correctement sans problèmes majeurs.


Zones de fret et opérationnelles
La zone de fret est située du côté sud de l’aéroport et est clairement séparée du terminal passagers principal. Il comprend des stands dédiés et des bâtiments logistiques, le rendant utilisable pour les opérations de fret. Cependant, comparé au tablier principal, il semble moins détaillé et moins actif, ce qui réduit légèrement la sensation globale d’immersion dans cette zone.


Zone d’aviation générale
L’inclusion d’une section d’aviation générale ajoute à la complétude de l’aéroport. Il est correctement positionné et utilisable, permettant des opérations aériennes plus légères et contribuant à un environnement plus varié sans ajouter de complexité inutile.


Textures et qualité visuelle
Les textures du sol présentent un bon niveau de détail, y compris l’usure visible, les marquages et les variations de surface. Les lignes de taxi et le marquage des stands sont clairs et utiles lors des opérations. Les bâtiments maintiennent un niveau de qualité constant dans tout l’aéroport, même si dans certaines zones, les textures n’atteignent pas complètement le niveau le plus élevé observé dans les paysages haut de gamme plus récents, en particulier lorsqu’ils sont vus de près. Globalement, la qualité visuelle reste solide et cohérente, même si elle ne vise pas à repousser les tout derniers standards graphiques.


Éclairage
L’éclairage est bien équilibré aussi bien pendant les opérations de jour que de nuit. De jour, la visibilité reste claire et naturelle sans contraste excessif. La nuit, l’éclairage des aires de trafic et des voies de circulation offre une bonne couverture, avec une intensité réaliste qui évite la surexposition. L’éclairage du terminal contribue également de manière positive, en créant une atmosphère crédible pendant les opérations de rotation.


Précision d’approche et de navigation
Les procédures d’approche et de départ ont été testées sur un modèle de trafic complet, y compris le décollage et l’atterrissage. Les opérations sur les pistes 07 et 25 étaient stables et prévisibles, avec un alignement ILS correct et aucun problème notable. L’avion a suivi avec précision le localizer et l’alignement de descente, et aucune anomalie n’a été observée lors de l’approche finale ou de l’atterrissage.
Performance
Les performances sont restées stables tout au long des tests dans des conditions de fonctionnement réalistes. Sans la génération d’images activée, le FPS est resté entre environ 55 et 60 lors de l’utilisation du Fenix A320 avec des textures 4K et GSX actif. Avec la génération d’images activée, les performances ont augmenté jusqu’à environ 110-115 FPS dans les mêmes conditions.
Même dans les zones d’aire de trafic les plus fréquentées, aucun bégaiement ou instabilité significative n’a été observé. Le simulateur fonctionnait sur un SSD M.2, ce qui contribuait à des temps de chargement rapides et à une fluidité globale. La scène nécessite environ 3,3 Go d’espace disque, ce qui est raisonnable compte tenu du niveau de détail.
Conclusion
Après plusieurs vols et opérations répétées, Aerosoft Stuttgart se présente comme une scène stable et fiable qui fonctionne de manière constante dans des conditions réalistes. La modélisation intérieure et les éléments dynamiques comptent parmi ses aspects les plus forts, ajoutant un niveau d’immersion notable lors des opérations quotidiennes.
Dans le même temps, certaines zones comme la cargaison et certaines textures semblent légèrement en retard par rapport à la dernière génération de décors. Cependant, cela n’a pas d’impact significatif sur l’expérience globale lors d’une utilisation normale.
La performance reste l’un de ses points forts, surtout lorsqu’elle est combinée avec des avions complexes et des outils supplémentaires comme le GSX. Au prix d’environ 22,87 € (24,99 $ dans le magasin américain) et disponible en téléchargement instantané, il offre une expérience équilibrée et pratique, notamment pour les opérations européennes régulières.
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