Le Friday Flyer de cette semaine présentait l’Asobo P-51D Mustang amélioré avec l’excellent mod d’amélioration RandallSnow. Mon objectif était assez simple en théorie : un vol VFR en soirée depuis Duxford, connu comme le berceau des Warbirds volant en Grande-Bretagne, jusqu’à l’aérodrome de Newcastle en Irlande, un petit terrain d’herbe qui accueille une variété d’avions sur la côte est de l’Irlande. Ce qui s’est déroulé est l’un de ces vols qui démontre parfaitement pourquoi les avions d’époque restent infiniment gratifiants dans Microsoft Flight Simulator 2024. J’aimerais également aborder les raisons pour lesquelles j’ai écrit cette série Friday Flyer, en termes simples, c’est pour encourager les lecteurs à profiter du vol GA et pour vous donner des idées de vol.
La météo a été largement coopérative aujourd’hui, même si elle n’est pas sans difficultés ici et là. Des averses de pluie éparses ont dérivé sur notre route et plusieurs zones de nuages en développement ont exigé notre attention. Rien de particulièrement menaçant, mais suffisant pour nous empêcher de simplement prendre le cap et admirer le paysage. L’itinéraire a nécessité quelques déviations ici et là alors que nous contournions les pires accumulations.
Une fois établi dans la croisière, le Mustang s’est installé dans sa foulée. À 6 500 pieds, avec une pression d’admission de 30 pouces et un régime de 2 200 tr/min, l’avion a atteint une vitesse sol confortable de 180 nœuds. C’est une combinaison qui ne semble pas tout à fait naturelle dans le P-51 ; assez rapide pour couvrir le terrain efficacement tout en laissant le temps d’apprécier le paysage qui passe sous les ailes. Toutefois, lorsque vous pilotez le Mustang, vous ne pouvez pas vous empêcher de penser qu’il ne se sent pas à l’aise dans un environnement de croisière écologique et qu’il préfère se débattre dans le ciel de l’Europe.
La modification RandallSnow sur Flightsim.to continue d’impressionner. L’avion semble plus vivant dans tout le domaine de vol, récompensant une manipulation fluide tout en rappelant au pilote qu’il s’agit bien d’un warbird pur-sang plutôt que d’un avion de tourisme moderne. La gestion du moteur, les caractéristiques de maniement et la sensation générale se combinent pour créer une expérience qui encourage une bonne maîtrise du vol, ce mod transforme véritablement l’avion en une bête vivante et respirante et, en prime, implémente des fonctionnalités de maintenance et de persistance en plus de toutes les améliorations.
À mesure que la côte irlandaise apparaissait devant elle, l’attention s’est progressivement déplacée de la navigation vers l’arrivée. L’aérodrome de Newcastle signalait un vent traversier de 10 nœuds sur la piste 18. Ce n’est en aucun cas un défi extrême pour un avion GA normal, mais suffisant pour exiger le respect d’un avion à roue arrière réputé pour tuer les pilotes qui négligent leur approche.
L’approche elle-même était simple. L’atterrissage a cependant nécessité beaucoup plus de concentration. Maintenir la bonne correction de dérive en finale et passer en douceur à l’arrondi s’est avéré être la partie la plus exigeante du vol. La Mustang m’a rappelé encore une fois que chaque atterrissage est facultatif jusqu’au moment où les roues touchent le sol.
Heureusement, une arrivée ferme mais contrôlée a suivi, accompagnée de la satisfaction familière que procure le fait de lutter avec succès contre un warbird sur une bande étroite dans des conditions loin d’être parfaites. Il y a peut-être eu un petit soupir de soulagement après la fin du déploiement juste au bout de la bande de gazon.
Ceci conclut le Flyer du vendredi de cette semaine. J’ai vraiment apprécié celui-ci et il a ravivé mon amour pour Warbirds. J’ai vraiment hâte de retrouver G-MELL dans le ciel, où nous irons, personne ne le sait encore !
Parfois, c’est exactement ce qu’est Friday Flyer.


